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L. Fournier-Finocchiaro
vendredi 18 avril 2008
8e Sens, le magazine de Paris 8
mardi 15 avril 2008
Sauvons l’Université ! Lettre n° 4 du 13 avril 2008
L'enseignement supérieur et la recherche
avec l'enseignement secondaire et l'enseignement primaire
La cohérence de la politique du gouvernement dans les domaines de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche apparaît en effet de plus en plus clairement. Il est frappant de constater à quel point, plus que jamais, des logiques analogues et symétriques animent les projets et les décisions dans les trois domaines en même temps. Même centralisation accrue du gouvernement au sein des établissements, mêmes inflexions budgétaires, même réorganisation des programmes et des diplômes, même traitement économique de l'éducation, même désinvolture à l'égard de la qualité d'enseignement, même façon de ne plus placer l'élève ou l'étudiant au cœur du système, même désengagement de l'État : l'action gouvernementale dans les différentes sphères est cohérente. Dictée en apparence par quelques convictions que l'on proclame « frappées au coin du bon sens », elle est en fait profondément idéologique : critique de la fonction publique budgétivore, flexibilité accrue contre la « rigidité des statuts », remise en cause systématique des disciplines que l'on dénonce comme « rétrogrades », rentabilité et évaluation non contradictoire et non paritaire.
En définitive, la politique d'enseignement semble par moments se résumer à la nécessité de diminuer le nombre de fonctionnaires, comme si l'Éducation nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche étaient des variables d'ajustement du budget de l'État.
Cela explique à la fois la confusion extrême des annonces et la très grande lisibilité des motivations purement politiques. C'est aussi pour cette raison que les décisions sont prises sans concertation avec les fonctionnaires en postes et leurs représentants. On négocie aujourd'hui avec les lycéens comme on négociait hier avec les étudiants.
Il est donc grand temps de se mobiliser, avant que tous les décrets et autres lois ne passent l'été prochain, en catimini. Le gouvernement est conscient qu'une résistance lui est opposée. Les résultats des élections universitaires continuent de le démontrer, les manifestations « lycéennes » le rappellent chaque semaine.
SLU a proposé un texte de principe en vue de défendre les concours nationaux de recrutement des enseignants: faisons-le circuler ! "Les concours d’enseignement : un instrument au service de la formation de tous les élèves et de tous les étudiants" Il en va de l'avenir des étudiants ! Il en va de l'avenir de l'Education nationale mais aussi de l'Enseignement Supérieur, notamment dans le domaine des Lettres et Sciences humaines & sociales ! Un texte écrit au sein de SLU éclaire la logique à l'œuvre: "Ensemble afin de défendre le savoir et la qualité de la formation du primaire à l’université"
Voilà pourquoi SLU appelle à manifester le mardi 15 avril aux côtés des lycéens, de leurs enseignants et des parents d'élèves. A Paris, le départ de la manifestation aura lieu à 14 h, place de la République (sauf changement de dernière minute que nous indiquerons sur le site de SLU avec les informations concernant le rendez-vous SLU).
Défendons le service public ! Défendons l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la recherche, nous ne sauverons pas l'un en sacrifiant les autres ! Nous ne gagnerons que dans l'unité et la solidarité des différents degrés de l'enseignement public !
N'oubliez pas que vous pouvez adhérer à SLU pour soutenir notre action.
vendredi 4 avril 2008
Défendre le CAPES
Les concours d’enseignement :
un instrument au service de la formation de tous les élèves et de tous les étudiants
mercredi 2 avril 2008
Texte de P8 en mouvement en cours de signature
Face aux menaces qui pèsent sur son avenir,
Défendre l’Université pour la Transformer
Elle intervient dans un contexte plus général de réorientation de la vie quotidienne et institutionnelle de notre université engagé depuis deux ans maintenant, de l’élection des nouveaux conseils à celle de Pascal Binczak à la présidence, contribuant à un nouveau climat et à de nouvelles façons de faire.
Ce n’est donc pas par hasard que cette mobilisation se soit produite dans un climat qui est resté pour l’essentiel serein, et qui a jusqu’à ce jour permis d’affirmer l’existence d’une véritable communauté universitaire, à la différence de ce que nous avons pu observer dans d’autres universités.
Nous estimons cependant que ce que nous avons pu collectivement construire ou reconstruire est fragilisé par le contexte général (LMD, LRU, AERES, financements non pérennes de la recherche, etc.) dans lequel l’Université doit affirmer ses choix. Les effets d'une mise en concurrence accrue au sein de l'enseignement supérieur, sous la pression de critères qui pour une part échappent à l'Université elle-même, ainsi qu'une gestion relevant de plus en plus de logiques managériales et non du service public, menacent l'autonomie scientifique et pédagogique. D’où la nécessité de construire et de défendre ensemble un projet pour Paris 8 qui nous soit propre.
Cela rend d’autant plus indispensable de nous appuyer collectivement sur ce qui constitue à nos yeux un patrimoine commun, intégrant nos différences mais favorisant nos convergences autour de principes que nous voulons continuer à faire nôtres. Ce patrimoine commun s’appuie sur les incontestables progrès accomplis dans la vie institutionnelle de notre Université ; nous voulons les approfondir : transparence, collégialité, meilleure prise en compte des conseils, plus large association des personnels à la vie de l’université. Cette démarche s’appuie aussi sur une capacité d’initiative et de réflexion, qu’incarnent notamment les Etats Généraux avec leurs prolongements, la tenue d’une journée de réflexion « pour une université critique pour tous », l’appel de Paris VIII (dit des sociologues), la démarche à caractère national de SLU, le renforcement des liens avec SLR, etc.
C’est en s’appuyant sur ce patrimoine commun que l’Université travaille en interne et se prépare à d’âpres négociations avec le ministère sur le quadriennal recherche, le quadriennal formation, le projet de l’Université, le Pres, etc
Dans un tel contexte, nous pensons nécessaire de consolider cette démarche autour de l’idée qu’il nous faut « Défendre l’Université pour la Transformer».
Nous proposons que celle-ci soit encore approfondie autour de quelques principes que nous appelons à mettre en œuvre ensemble :
- ancrer la résistance aux effets de la LRU (si celle-ci devait s’appliquer) dans des positions principielles de garantie d’espaces démocratiques et de collégialité, notamment dans les prises de décision comme les procédures de recrutement ou l’élection présidentielle ;
- ancrer la vocation de l’Université dans l’apprentissage des disciplines et l’appropriation des outils conceptuels et intellectuels nécessaires à la pensée critique du monde contemporain ; les finalités de l’enseignement supérieur résident bien dans ce qui se transmet des savoirs, des héritages et des cultures vivantes.
- ancrer le projet de Paris 8 dans une volonté de démocratisation de l’université, qui refuse toute sélection des bacheliers à l’entrée de celle-ci mais s’engage à prendre en charge les problèmes spécifiques liés à l’accès croissant aux études universitaires de publics qui n’y sont guère préparés. Pour ce faire, notre capacité de réflexion et d’initiative collective ne suffira pas si elle ne s’accompagne pas des moyens publics en personnel et en crédits indispensables pour améliorer la réussite des étudiants. Cette volonté de démocratisation suppose non seulement la mise en cohérence entre le M1 et le M2, mais aussi le rejet de toute sélection à l’entrée du M1 dans les formations s’inscrivant dans la continuité du L3. Cette mise en cohérence n’empêche pas la possibilité de délivrer la maîtrise à Bac+4.
- ancrer, depuis le L1 jusqu’au M2, le projet de formation de Paris 8 dans le lien enseignement recherche. Ce projet ne saurait être pensé comme exclusif de la prise en compte de l’avenir professionnel de nos étudiants. Pour autant, celui-ci ne saurait se réduire à des critères contestables d’insertion à court terme, porteurs de menaces pour l’indépendance des contenus scientifiques de formation. La professionnalisation ne peut se concevoir ni comme une façon d’organiser de manière autoritaire la sortie du système éducatif ni comme un assujettissement à des demandes à court terme du marché du travail mais comme moyen et nécessité d'anticiper sur des besoins et des pratiques renouvelés de connaissance et de qualification. A ce titre, une formation intellectuelle ainsi entendue est seule à même d’ouvrir des perspectives d’inscriptions sociales et professionnelles lisibles pour l’ensemble de la communauté universitaire et pour la société.
- ancrer le projet scientifique de Paris 8 à la fois dans le respect de la multiplicité des voies de la recherche mais aussi dans le développement d’interactions enrichissantes tant au sein de Paris 8 qu’avec les laboratoires d’autres établissements, avec nos partenaires extérieurs et notre environnement social et culturel. Ce projet refusera de s’inscrire dans une logique d’instrumentalisation de la recherche ; il explorera, dans une démarche critique, des champs nouveaux qui soient en rapport avec les évolutions actuelles de la société. Sa réalisation nécessite des financements publics renforcés et pérennes.
Tous ces principes, nous souhaitons pouvoir non seulement les défendre, en lien avec la mobilisation contre la LRU, mais aussi les approfondir et les mettre en oeuvre avec tous ceux qui les partagent. Il nous semble que l’Université, si elle veut pouvoir résister aux multiples pressions et redéfinitions qui la menacent, a besoin plus que jamais de s’appuyer sur une réappropriation critique collective de ses fondements. Celle-ci sera d’autant plus aisée qu’elle se mènera parallèlement à des pratiques cohérentes à l’initiative des conseils centraux de l’université.
Dans un contexte où nationalement se généralise l’application de la LRU, nous prenons l’initiative de proposer par ce texte une invitation à définir ensemble le projet de Paris 8 au vu des échéances multiples qui s’annoncent, et à en débattre
signatures
Ali Ben Ali Chérif, Archambeau Olivier, Beautier Elisabeth, Berger Cendrine, Bernard Gilles, Bertrand Denis, Bezille Hélène, Bitoun Lazare, Blondeau Nicole, Bonnery Stéphane, Bosgiraud Jacques, Bouissou Christine, Bouquillon Philippe, Castaing François, Cavalera Loris, Cordoba Marie, Couedel Annie, Cours-Salies Pierre, Crémoux Françoise, Da Lage Antoine, Davault Corinne, Deotte Jean-Louis, Diener Ingolf, Durand-Richard Marie-José , Duroux Françoise, Ennaffa Ridha, Folcher Viviane, Gautier-Costard Emmanuèle, Gervais Pierre, Helvétius Anne-Marie, Joigneaux Christophe, Jouandeau Nicolas, Le Grand jean-Louis, Le Guen Brigitte, Lefeuvre Daniel, Margairaz Michel, Maurin Aurélie, Méhat Jean, Meunier Jean-Marc, Moreno Hugo, Ouharon Aïcha, Palombarini Stéfano, Prevost Gérard, Rabardel Pierre, Rayou Patrick, Riot-Sarcey Michèle, Rochex Jean-Yves, Rollinde Marguerite, Roquet Christine, Salgues Marie, Sellier Françoise, Serry Hervé, Soulié Charles, Tancelin Philippe, Tartakowsky Danielle, Trat Josette, Truck Isis, Vahabi Merhdad, Weiss Christian, Faverzani Camillo, Tessonneau Alex, Basri-Elmas Hasan, Joubert Claire, Bue Alain, Ali-Benali Zineb, Kahane Jean-Claude, Messamah Khelifa, Wertz Harald,...
lundi 31 mars 2008
Annonce aux étudiants
vendredi 21 mars 2008
Résultats de la consultation sur la loi LRU
Résultats de la consultation sur la loi LRU
des 18, 19, 20 mars 2008
organisée à l’initiative des syndicats des personnels (BIATOSS et enseignants)
et de l’association « Sauvons l’université ! » (SLU)
avec le soutien des trois conseils de l’Université Paris 8
I) Résultats globaux de la participation (site principal et les deux IUT)
Total des inscrits : 1676
BIATOSS
Inscrits : 629
Votants : 311 soit 49, 44 °/°
Enseignants
Inscrits : 1047
Votants : 316 soit 30,18 °/°
II) Question 1 (« êtes-vous pour ou contre la loi LRU et son application par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de
Pour : 52 bulletins soit 8,21 °/°
Nuls : 5 bulletins soit 0, 78 °/°
Résultats différenciés par collèges
BIATOSS
Pour : 42 bulletins
Contre : 254 bulletins
Abstentions : 21 bulletins
Nuls : 4 bulletins
Enseignants
Pour : 16 bulletins
Contre : 266 bulletins
Abstentions : 33 bulletins
Nuls : 1 bulletin
III) Résultats aux questions 2.1, 2.2 et 2.3
Résultats cumulés des deux collèges
2. 1 oui : 541 ; non : 49 ; abs :35 ; nul : 15
2. 2 oui : 477 ; non : 59 ; abs : 88 ; nul : 13
2. 3 oui : 542 ; non : 27 ; abs : 55 ; nul : 13
Résultats par collèges
BIATOSS
2. 1 oui : 255 ; non : 35 ; abs : 19 ; nul : 12
2. 2 oui : 211 ; non : 37 ; abs : 65 ; nul : 11
2. 3 oui : 254 ; non : 19 ; abs : 39 ; nul : 11
2. 1 oui : 286 ; non : 14 ; abs : 16 ; nul : 3
2. 2 oui : 266 ; non : 22 ; abs : 23 ; nul : 2
2. 3 oui : 288 ; non : 8 ; abs : 16 ; nul : 2
NB : les additions des résultats aux questions 2.1, 2.2 et 2.3 peuvent différer du résultat global car certains bulletins restaient sans réponse sur l’une ou l’autre question.
jeudi 20 mars 2008
Professeur invité
Jean-Louis Fournel