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L. Fournier-Finocchiaro

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mardi 24 mars 2009

Textes et motions de la 7ème Coordination Nationale des Universités

Strasbourg, le 23 mars 2009

Communiqué du matin
Alors que depuis 2 mois, l’université et la recherche sont en grève, le gouvernement n’a réagi que par le mépris, les manœuvres et la répression. Il n’a donné satisfaction à aucune de nos revendications, faisant de l’enseignement supérieur et de la recherche un des laboratoires de sa politique destructrice de l’éducation nationale et de la fonction publique.

La CNU prend à témoin l’opinion publique de l’attitude du gouvernement et de son refus d’offrir les conditions nécessaires à l’ouverture de réelles discussions. Valérie Pécresse a une nouvelle fois montré son mépris ce matin sur France 2 en sommant les universitaires d’organiser le rattrapage des cours. Cette surdité fait ainsi porter l’entière responsabilité de la radicalisation du mouvement sur le gouvernement.

Nous ne demandons pas à Valérie Pécresse et à Xavier Darcos de reculer mais d’avancer en retirant leurs projets.

Tous dans la rue les 24 et 26 mars !

Communiqué du soir
Réunie à Strasbourg ce lundi 23 mars 2009, la Coordination Nationale des Universités tient à rappeler les conditions incontournables pour sortir de la crise qui secoue depuis de longs mois le monde universitaire : le retrait du décret statutaire, le retrait du décret sur la mastérisation, le retrait du contrat doctoral unique, l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche ainsi que des engagements clairs en matière d’emploi statutaire. Elle invite toutes les organisations syndicales à se montrer intransigeantes sur ces points qui sont indissociables, à ne pas se satisfaire de promesses et de demi-mesures, à n’accepter aucune négociation partielle. Leur crédibilité serait gravement compromise pour le futur s’ils devaient déroger à cette règle.

Les véritables finalités des réformes et de l’orientation générale de la politique éducative, universitaire et de recherche suivie depuis 2006/2007, sont à présent connues de tous. Il s’agit :
* de la dégradation programmée des contenus disciplinaires, de la culture générale et des humanités ;
* de la destruction de la fonction publique d’Etat dans l’enseignement, par l’extension du recours à l’emploi précaire et par la déconcentration locale du recrutement et de la gestion des carrières, desquelles résulteraient une perte d’autonomie et une moindre protection des personnels, notamment administratifs et techniques.
* de la libéralisation du « marché » de l’enseignement supérieur et de la recherche, où le secteur privé, commercial ou religieux, serait invité à venir prendre des parts supplémentaires, en droite ligne des recommandations de l’OCDE.

Cette politique rejoint celle actuellement appliquée à l’Hôpital et menace selon le rapport Le Bris de nombreux autres secteurs de la fonction publique, au point de mettre en danger tout le pacte social républicain, fondé avant 1914 et renouvelé en 1945. L’opinion publique doit en prendre conscience.

Les conséquences en seraient dramatiques pour l’ensemble de notre système : formation des jeunes et avancement de la recherche. Aussi, la Coordination Nationale des Universités avertit-elle solennellement le gouvernement : la communauté universitaire mesure parfaitement l’importance de ces enjeux et prendra toutes ses responsabilités pour défendre jusqu’au bout la tradition de liberté dont elle est l’héritière.

Valérie Pécresse et Xavier Darcos, qui se sont déjà disqualifiés comme interlocuteurs par le mépris qu’ils ont manifesté à notre communauté, doivent partir. Mais au-delà de ces deux ministres, le gouvernement doit savoir que s’il n’entend pas notre colère, c’est sa légitimité même qui sera très bientôt mise en question. La Coordination Nationale des Universités l’invite donc à abandonner dès maintenant toutes ces réformes et à s’engager sur l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche, avant que l’état de désordre actuellement installé dans l’université ne soit irréversible, avant, tout simplement, qu’il ne soit trop tard.

Motions adoptées par la 7ème Coordination Nationale des Universités réunie le 23 mars 2009 à Strasbourg
Dans la perspective de la continuation du mouvement de la communauté universitaire, la Coordination Nationale des Universités appelle à l’intensification des actions. Face au mépris du gouvernement, nous n’avons plus d’autre choix que de durcir notre mouvement.

La Coordination Nationale des Universités confirme son appel aux journées « RPG » selon les modalités définies dans la motion n°1 votée aujourd’hui à Strasbourg.

La Coordination Nationale des Universités appelle les universités à mandater leurs délégués afin de lui permettre de prendre les décisions qui s’imposent lors de sa prochaine réunion pour assurer les meilleures conditions de la prise en compte du second semestre universitaire pour les étudiants.

La Coordination Nationale des Universités appelle les universitaires à suivre le mot d’ordre de démissions des fonctions administratives de la 4ème Coordination Nationale des Universités de Paris X - Nanterre.

La Coordination Nationale des Universités appelle l’ensemble des coordinations et collectifs, organisations et sections syndicales à interpeller publiquement et par tous les moyens les élus et les candidats aux prochaines élections. Elle appelle également à s’adresser aux institutions européennes, en rappelant notamment le rendez-vous du contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril.

La Coordination Nationale des Universités en appelle aux médias pour dénoncer les manœuvres dilatoires du gouvernement et prend à témoin l’opinion publique sur sa manière révoltante de gérer la crise du monde de l’éducation et de la recherche.

La Coordination Nationale des Universités souhaite une réelle convergence des mouvements de contestation de la maternelle à l’université, en lien étroit avec la recherche et le secteur privé, à travers notamment l’organisation de nombreux forums sociaux contre la casse du service public.

Motion n°1 : Proposition de motion d’action partageable RPG
La Coordination Nationale des Universités, suite à la proposition d’action dite « RPG » (Rectorats, Péages, Gares) votée lors de sa réunion à Dijon le 16 mars dernier, confirme la programmation de sa mise en œuvre et en définit ainsi les modalités.

1. Constatant la mobilisation historique de tous les secteurs professionnels lors de la journée du 19 mars, observant à la suite de nombreuses rencontres et de forum sociaux une convergence de plus en plus forte des revendications, notamment dans le secteur public, la Coordination Nationale des Universités appelle les secteurs professionnels en grève ou en lutte à venir partager avec les étudiants et les personnels de l’éducation, de l’université et de la recherche, trois journées d’actions visibles, les 25, 26 et 27 mars prochain et ainsi de suite chaque semaine tous les mercredis, jeudis et vendredis.

2. L’action partageable RPG se donne un calendrier national de trois destinations symboliques :
- tous les mercredis : les rectorats comme espace des décisions unilatérales et des logiques autoritaires.

Au choix les jeudis et vendredis :
- les péages autoroutiers et les grandes surfaces comme symboles de la marchandisation des savoirs et des dangers de la privatisation des services publics et de l’externalisation des services (tracts, ouverture des barrières et passages gratuits, cours en grande surface) ;
- les gares routières et ferroviaires comme symboles de la liberté de la circulation et de la transmission des savoirs (tracts, tenues de cours ou de mini forum sociaux dans les halls de gare suivis de die-in ou de sit-in, et plus si affinités).

3. L’action devra être conduite de façon totalement non violente, avec un nombre de personnels et de travailleurs suffisant pour ne pas exposer les étudiants, dans une optique qui consistera à ne jamais affronter ou provoquer les forces de l’ordre.

La Coordination Nationale des Universités souligne que la réussite de ces trois journées hebdomadaires d’action partageable dépendra de l’effectivité de sa mise en œuvre et du caractère vraiment coordonné et national de l’action.

Motions n°2 : Sur le second semestre universitaire
Après avoir provoqué la grève la plus longue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse fait mine de se soucier de la tenue des enseignements. Elle avait pourtant un moyen simple de mettre fin à une colère qui fait l’unanimité du milieu universitaire contre ses projets : les retirer tous purement et simplement.

Quant à nous, enseignants et enseignants-chercheurs grévistes, nous saurons dans chaque université et dans le respect des spécificités disciplinaires trouver les modalités de la tenue du second semestre en liaison avec les étudiants et en accord avec les personnels administratifs et techniques.

Motion N°3 : Non à la répression
La Coordination Nationale des Universités déclare son soutien aux personnes arrêtées dans une extrême violence lors du mouvement de contestation actuel. Nous condamnons la répression policière qui touche de plus en plus de mouvements sociaux. Nous demandons la fin des poursuites judiciaires entamées.

Motion N°4 : Soutien aux personnels administratifs et techniques
La Coordination Nationale des Universités soutient les personnels administratifs et techniques, BIATOSS et ITA, dans leurs revendications en adoptant la motion qu’ils ont votée lors de leur première réunion nationale qui s’est déroulée le 21 mars 2009 à l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis (voir après le calendrier).

Motion N°5 : Calendrier des actions
* 24 mars : Appel aux syndicats siégeant au CTPU à voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU.
- Manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* 25, 26 et 27 mars : « RPG » (voir motion n°1): Rectorats-Péages-Gares
* 26 mars : Journée de manifestation nationale avec des déclinaisons locales.
- Appel au blocage du CA du CNRS.
* 28 mars : Suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars).
* 30 mars : Actions standards téléphoniques et CROUS.
* 31 mars : Cérémonie de non remise des maquettes.
- A Paris : Manifestation de chez Valérie Pécresse à chez Xavier Darcos, pour la non remontée les maquettes.
* 1er avril : Journée des Rectorats. Remise des démissions administratives aux recteurs. Actions vers l’interprofessionnel et l’intercatégoriel (CNE).
* 2 avril : Manifestation nationale à Paris. Journée BIATOSS et ITA : personnels administratifs et techniques des universités et des EPST en tête des cortèges. Journée nationale de blocage.
* 3 avril : Nuit des écoles et des universités (occupation nocturne et festive simultanée de toutes les écoles et universités).
* 6 avril : 8ème Coordination Nationale des Universités à Paris 3.
* 8 avril : Manifestations.

dimanche 22 mars 2009

Masterisation : un simulacre de recul !

* Dépêche de l’éducation du 19 Mars :

“Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a proposé de nouveaux aménagements de la réforme de la formation des enseignants, portant sur le contenu et le calendrier, avec maintien en l’état des concours 2010, dans une lettre adressée vendredi aux syndicats et dont l’AFP a eu copie.
Prêt à “une série de rencontres” avec les organisations représentatives sur différents aspects de cette réforme, M. Darcos écrit que “les concours seront maintenus dans leur état actuel pour la session 2010″.
Le 12 mars, le gouvernement avait donné cette assurance pour l’agrégation, mais pas pour le Capes ni pour le concours de professorat des écoles. Répondant, notamment, à un souhait de la Conférence des présidents d’universités (CPU), la décision du ministre revient cette fois à repousser d’un an la réforme de la formation, même si certains aspects entreront quand même en vigueur dès la rentrée 2009-2010.
M. Darcos donne aussi des informations précises sur les types d’étudiants qui pourront se présenter en 2010 aux concours, alors que le flou régnant jusqu’alors suscitait l’inquiétude. Il annonce en outre des aménagements et donne des assurances qui étaient demandées par les détracteurs de la réforme: les fonctionnaires stagiaires auront un tiers de temps en formation continue, les stages en master 2 “ne seront pas utilisés pour couvrir des besoins en remplacement de personnels en congé ou des besoins permanents d’enseignement”, et le recrutement par concours nationaux est qualifié de “principe intangible”.
Enfin, les étudiants préparant les concours bénéficieront “dès la rentrée 2009″ de l’offre de stages de 108 heures en masters.”

* Communiqué de presse de la coordination nationale des universités : “Un simulacre de recul”

Communiqué de la Coordination Nationale des Universités en réponse à la lettre de Xavier Darcos aux syndicats du 20-03-2009
Samedi 21 mars 2009, 10h30
Dans sa lettre envoyée à l’ensemble des organisations syndicales, Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, annonce le report d’un an de l’entrée en vigueur des nouveaux concours. Cette manoeuvre dilatoire, relayée par certains médias, consiste à faire croire à l’opinion publique que la réforme de la formation des enseignants est repoussée d’un an. Il n’en est rien.
Au lieu d’un report pur et simple de la réforme des concours et de la formation des enseignants, X. Darcos propose un montage en deux temps. La « mastérisation » de la formation des enseignants, qui constitue le premier volet de la réforme, aura bien lieu à partir de la rentrée prochaine, mais avec maintien des concours actuels en 2010. L’allongement des études financées par les étudiants et la perte de l’année de stage rémunérée, y compris pour les lauréats du concours 2010, sont confirmés par l’application immédiate des stages de 108 heures. La réforme du concours de recrutement, qui constitue le second volet, est reportée à 2011.
Loin de clarifier la situation, ce supposé délai n’est qu’une réécriture à vue d’un décret d’une invraisemblable inconséquence, proposant une application de la réforme en deux temps. La Coordination Nationale des Universités constate que par ce simulacre de recul le ministère continue encore et toujours d’afficher son mépris pour tous les personnels de l’éducation
mobilisés contre la réforme dite « mastérisation des concours ».
La Coordination Nationale des Universités dénonce cette nouvelle supercherie et exige un retrait total et sans concession des deux volets de la réforme : réforme des concours et réforme de la formation des enseignants. Elle réaffirme que ce retrait demeure plus que jamais l’un des préalables indispensables à l’ouverture de toute discussion.

Notre réponse à Xavier Darcos : tous dans la rue le 24 mars !

La Coordination Nationale des Universités.

lundi 16 mars 2009

Motions de la 6ème coordination nationale des universités (Dijon, 16 Mars)

Depuis six semaines, l’université et la recherche sont en grève. Cinq coordinations nationales des universités, quatre coordinations étudiantes, deux coordinations de la CNFDE se sont réunies à ce jour ; les laboratoires en lutte, les docteurs non titulaires et doctorants, ainsi que les salariés de l’Education Nationale et les parents se sont également constitués en coordinations ; les IUT, les BIATOSS s’organisent en coordinations dans la semaine qui vient.

En dépit d’un mouvement sans précédent, malgré des centaines de motions, d’analyses produites depuis des mois, malgré les dizaines de milliers de manifestants rassemblés chaque semaine, les ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Education Nationale persistent à ignorer l’ensemble des revendications des enseignants, des étudiants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, en particulier l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche. Une mascarade – l’annonce d’une année de «transition» vers la masterisation – en suit une autre – la « réécriture » du décret statutaire. La plupart des dossiers sont tout bonnement absents des discours de V. Pécresse et de X. Darcos. Comme si cette farce n’était pas suffisante, 92 députés de la majorité viennent de déposer avec le plus grand cynisme au regard de la situation actuelle un projet de loi, en continuité avec les préconisations de l’OCDE, qui entend faire porter aux seuls étudiants et à leur famille le coût du désengagement sans précédent de l’Etat de l’enseignement supérieur.

La 6e Coordination Nationale des Universités réunie à Dijon dénonce l’irresponsabilité et le cynisme des ministres dans la gestion d’une crise majeure de l’enseignement supérieur et la recherche. Ils portent seuls la responsabilité de la radicalisation du mouvement. Ils ne représentent en rien l’esprit de notre communauté. La Coordination Nationale des Universités refuse tout chantage qui enfermerait les personnels et les étudiants dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir. Elle ne peut être tenue pour responsable d’une situation que nous subissons.

Elle exige du gouvernement le retrait des réformes contestées et la mise en place urgente des conditions d’ouverture d’un véritable dialogue. Elle appelle au renforcement d’une mobilisation unitaire et à la multiplication de ses actions. Elle ouvre, aujourd’hui lundi 16 mars, à Dijon, le « printemps des universités et de la recherche » dont le premier acte aura lieu le 19 mars 2009.

Motion concernant le porte parolat de la CNU

La CNU est formée par la réunion des personnels administratifs et techniques, enseignants et chercheurs, étudiants, mandatés par les AG. Elle représente la majeure partie des universités et institutions d’enseignement supérieur public et de recherche français. La CNU est une organisation représentative du mouvement.

La CNU désigne pour la représenter une équipe de porte-parole représentative, renouvelable à la coordination suivante, et lui accorde mandat impératif de communication sur la base de l’appel national constitué par l’ensemble des motions adoptées par les coordinations ayant eu lieu à ce jour. Cette délégation n’a pas mandat pour négocier. Elle réagit à l’actualité de la mobilisation, joue un rôle de facilitateur organisationnel entre deux coordinations, elle fait le lien avec l’intersyndicale. Sa mission est de porter la parole de la CNU entre les assemblées générales de celle-ci, seule expression légitime du mouvement. Les porte-parole sont élus de manière paritaire parmi les mandatés de la CNU actuelle.

Motion stratégique : calendrier et actions

Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, assumons notre responsabilité de défense de la transmission du savoir à travers une éducation accessible à tous, une recherche menée avec passion et les tâches indispensables nécessaires à son fonctionnement. Nous défendons avec force ces valeurs, niées par les réformes que nous combattons. Nous observons en outre qu’aucune des revendications formulées dans les précédentes motions adoptées par les AG n’a été satisfaite.

La CNU attire l’attention du gouvernement sur l’inquiétude croissante des étudiants concernant l’issue de leur année universitaire. Elle les assure de sa solidarité et invitera les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année. Elle affirme que le gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société.

La CNU se déclare particulièrement choquée par l’attitude de mépris voire de provocation des deux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’Education Nationale. Elle condamne avec force la répression violente de manifestations pacifiques, les fermetures administratives.

La CNU soutient les enseignants du second degré qui défendent les commissions paritaires et transparentes d’affectation et de mutation dans un cadre national et solidaire. Elle apporte son soutien total aux enseignants des écoles qui luttent contre la casse de celle-ci et plu particulièrement aux enseignants entrés en « résistance ».

La CNU dénonce les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de X. Darcos (par exemple sur l’allongement de la formation des enseignants) et de V. Pécresse (par exemple sur les budgets). Elle demande leur démission.

Les attaques contre l’université et la recherche s’intègrent dans une politique globale contre les services publics et les conditions de vie de la population en général. Nos revendications sont les suivantes : aucun salaire en dessous de 1500€ net, un plan pluriannuel d’embauche, la fin de la précarité.

C’est pourquoi la CNU renouvelle son appel à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Elle appelle les secteurs en lutte et les organisations syndicales à donner une suite très rapide à cette journée.

Calendrier proposé

La CNU recommande :

1. la mise en place de deux manifestations et/ou actions « coup de poing » par semaine, sans précision de lieu.

2. la mise en place dans les lieux publics d’actions (type « cours hors les murs ») manifestant la spécificité de nos métiers, et de nos missions (enseignement, recherche).

- 17 mars : nuit de l’université des facs franciliennes.

- 18-19-20 mars : participation à la mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne à l’occasion du sommet européen des 19 et 20 mars.

- 19 mars : manifestation interprofessionnelle. Appel à la grève générale dans le public et le privé.

- 20 mars :
* appel pour que les directeurs de composantes des Universités démissionnent à cette date si les revendications ne sont pas entendues par le ministère. Publication de ces démissions (à la façon des aixois, 120 lettres de démission apportées à la présidence et au rectorat).
* Voter la grève en convergence avec d’autres secteurs : appel à des rassemblements dans les villes dans cette perspective.
* 20 mars : 1ère Coordination Nationale des Doctorant-e-s et Docteur-e-s non titulaires à 11h, à l’Université Paris 8, Amphi bat. D

- week-end du 21-22 mars : 5e CNE

- 23 mars : 7e CNU à Strasbourg.

- 24 mars :
* appel aux syndicats siégeant au CTPU de voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU.
* réunions publiques et manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* blocage prévu du CA du CNRS.

- 25-26-27 : RPG.
* Rectorats : encerclement à l’ouverture pour interdire l’entrée des personnels
* Péages : tracts, ouverture de barrières et passages gratuits
* Gares : blocages ponctuels des voies ou à défaut simple tentatives d’intrusion dans les gares

- 26 mars : manifestation nationale avec des déclinaisons locales.

- 28 mars. suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars)

- 31 mars, par ex manif nationale de chez Pecresse a chez Darcos, pour ne pas remonter les maquettes. (c’est la nouvelle date de remontée des maquettes).

Suggestions d’actions

De la maternelle à l’université :
* proposition de motions communes pour militer et converger dans la lutte avec le secondaire et le primaire
* déplacements dans les écoles, les collèges et les lycées
* organiser une nuit des écoles et une nuit des universités en même temps, par exemple sous la forme d’une retraite au flambeau

Administratif :
* envoi aux élus d’une lettre mettant V. Pécresse devant ses responsabilités en cas de non remise des diplômes
* demander aux députés qui ont voté la loi LRU de venir s’expliquer dans les universités
* ne laisser en paix ni les ministres ni les recteurs : installer des piquets de grève devant ces espaces stratégiques rappelant la nature des revendications (par exemple, tous les jours de 9h à 10h30)
* blocages de CA ou d’instances décisionnaires dans les universités. Mettre sous pression les exécutifs universitaires pour qu’ils fassent remonter au ministère le fait que la situation locale est devenue intenable
* boycott des jurys de bac sur la base d’un texte (proposé par SLU) et mis en ligne pour signatures individuelles
* démission collective des directeurs d’UFR, des directeurs de départements, des personnels exerçant des fonctions administratives (selon un calendrier proposé par chaque université)
* création de cahiers de doléances dans les universités à partir d’ateliers de travail et en vue d’Etats généraux de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
* mise en service de caisses de grève (spécialement pour faciliter la mobilisation des BIATOSS)

Médiatique :
* organisation d’une journée nationale de blocage des universités (manifester avec un brassard : université n en grève)
* acheter une page dans la presse
* intervenir lors des événements sportifs (par exemple) pour saisir l’opportunité médiatique
* manifestations en nocturne / avec instruments de musique
* défilés en sous vêtements ou nus…
* occupation de lieux publics symboliques
* tracter directement différents publics avec des textes ciblés
* défilés plusieurs fois par semaine (notamment à Paris)

dimanche 15 mars 2009

Communiqué de SLU du 13 mars 2009

Gesticulations dans les ministères :
sur un communiqué de X. Darcos et V. Pécresse

Depuis des mois, la communauté universitaire dans son immense majorité est vent debout face à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré. Depuis des mois, elle dénonce un projet qui conduira à une dégradation de la formation professionnelle et de la formation disciplinaire, qui met en place pour les concours de recrutement des épreuves vidées de leur substance, qui supprime pour des motifs strictement budgétaires l’année de formation en alternance postérieure à la réussite au concours, qui crée une concurrence entre un diplôme (le master) et un concours. Ce projet affaiblit l’un et l’autre et conduit nécessairement à la contractualisation et à la précarisation. Depuis le 8 novembre plus de 20000 personnes et des dizaines d’associations, syndicats, collectifs ont appelé non seulement à reporter cette réforme mais aussi à ouvrir un débat national sur la question avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Depuis six semaines, les universités françaises sont en grève et leur coordination demande le retrait de ce projet.

Et pourtant les deux ministres concernés, dans leur communiqué commun du jeudi 12 mars, comme s’ils vivaient dans un autre monde et un autre temps que nous, feignent de ne pas comprendre que c’est la logique même de cette réforme qui est rejetée massivement. Ils n’hésitent pas à réitérer des mensonges maintes fois dénoncés : non, il n’y a aucune harmonisation européenne dans ce projet ; non, cette réforme n’allonge pas la durée de la formation des futurs enseignants, elle allonge la durée des études non rémunérées ; non, son enjeu principal n’est pas « qualitatif », mais bien budgétaire et idéologique ; non, les jeunes enseignants ne seront pas « mieux accompagnés », ils seront moins bien formés.

La méthode est toujours la même : les ministres érigent le bureau de la CPU en partenaire quasi-unique, mènent des négociations secrètes avec « des syndicats » non nommés, lancent des « ballons d’essai » sous la forme de fuites de documents « confidentiels » dans des dépêches AEF et présentent comme nouvelles des demi-mesures qui avaient déjà été mises sur la table il y a plusieurs mois sans succès, comme si rien ne s’était passé depuis :
— Ils cèdent des miettes en termes de bourses pour les étudiants, « pouvant atteindre jusqu’à 2500 euros » par an ; rappelons que le salaire — misérable — de début de carrière d’un enseignant est de 1310 euros… par mois, soit quand même six fois plus.
— Ils font semblant de croire que 5000 étudiants pourront préparer avec succès un master et un concours tout en étant assistants d’éducation, alors que l’on sait que ces emplois prennent beaucoup trop de temps pour cela
— Ils prétendent améliorer la formation en alternance en y consacrant un tiers de l’horaire des jeunes collègues au lieu de deux tiers aujourd’hui.
— Ils prévoient des stages totalement inadaptés : envoyer les étudiants faire des remplacements dans les établissements, au gré des congés des enseignants, ne constitue pas un cadre d’apprentissage sérieux ; alors que les futurs professeurs des écoles font actuellement 370 heures de stage en responsabilité, la « réforme » n’en propose plus que 108. Et encore faut-il préciser que, faute de pouvoir offrir plus de 50000 stages aux 140000 candidats, le ministère fera assurer un même stage à deux étudiants ! De toute façon, les ministères n’auront ni les moyens humains ni les moyens financiers de mettre en place ce système lourd et compliqué – car comment seront rémunérés les « tuteurs » encadrant ces stages ?
— Enfin, ces stages qui pourront avoir lieu n’importe quand ne permettent pas de mettre en place un véritable calendrier de la formation universitaire.

Les rares nouveautés annoncées ces derniers jours ne font qu’apporter la preuve de l’absurdité et de la nocivité d’un projet lancé à la hâte :
— Pour se gagner certains et diviser encore une fois le monde universitaire, les ministres remplacent provisoirement une épreuve sur la connaissance du système éducatif par une épreuve disciplinaire qui n’est pas définie et qui disparaîtra dans un an sans justification.
— Pour tenter d’acheter la complaisance des syndicats du second degré, ils promettent une revalorisation des carrières des enseignants en trompe-l’œil : il est en effet bien évident que la petite augmentation des traitements en début de carrière ne compensera ni la disparition de la rémunération perçue actuellement par les stagiaires avant leur titularisation, ni la diminution des pensions de retraite engendrée par la perte de quatre trimestres de cotisation….
— Enfin, les deux ministres annoncent la création d’une « commission de suivi » dont les missions, détaillées dans une lettre au président de la CPU, révèlent le caractère complètement improvisé de cette prétendue réforme : cette commission devra en effet régler rien moins que les questions d’articulation entre masters et concours, de place de la formation à la recherche dans les masters, d’adaptation des épreuves, d’organisation des concours etc.
— Quant aux universités, elles pourront modifier entièrement leurs offres de formation pour l’année 2010-2011, mais il est indispensable qu’elles mettent en place pour l’année 2009-2010 des « maquettes » conformes à la réforme, fussent-elles absurdes !

Dans la logique du gouvernement, rien n’est défini, mais il faut lancer cette réforme coûte que coûte dès à présent, et ne surtout pas revenir sérieusement sur ses principes. Que dire d’un tel amateurisme, d’une pareille désinvolture dans la gestion d’un des aspects les plus cruciaux d’une politique gouvernementale, la formation des générations futures ?

Cerise sur le « gâteau », les ministres annoncent une procédure d’« accompagnement lors de l’entrée dans le métier » avec tutorat, et formation disciplinaire et professionnelle « dont les universités seront les acteurs essentiels » mais qui sera définie par l’inspection : comment dire plus clairement que la formation prévue dans les deux années de master sera insuffisante et nécessitera (au moins) une année supplémentaire ? Comment aussi comprendre cette annonce, qui ne précise aucun cadre universitaire pour cet « accompagnement » ? Le master serait-il désormais un diplôme en trois ans ? Ou bien devra-t-on créer des diplômes d’université pour compléter la formation, même si ces derniers ne sont pas financés par les ministères ?
Bref, la seule nouvelle inédite et un peu rassurante est la promesse de ne pas supprimer de postes aux concours l’an prochain ; mais on ajoutera tout de suite que pour les professeurs des écoles les coupes sombres ont déjà eu lieu cette année !

Ce communiqué des deux ministres est donc très insuffisant, déplacé et dépourvu de toute crédibilité. Sa seule raison d’être est de se livrer à une manœuvre tactique ridicule de la part de responsables incapables de prendre la mesure de la crise qui secoue le monde de l’université et de la recherche et sans souci réel de la qualité de la formation des futurs enseignants. Nous ne sommes pas dupes. Nous maintenons notre demande de retrait de cette réforme et de maintien des concours en l’état pour 2009-2010.

13 mars 2009

mercredi 11 mars 2009

Pour des Etats généraux de l’enseignement supérieur et de la recherche

Le 16 mars 2009 à Dijon, la sixième coordination nationale des universités, à trois jours de la grande journée interprofessionnelle du 19 mars, devra aborder un enjeu majeur... pour tirer le meilleur bénéfice possible de plus de deux mois de mobilisations : à quelles conditions des négociations avec le gouvernement peuvent-elles avoir lieu et être légitimes aux yeux du mouvement universitaire ?

Cette proposition de motion n°1 tient compte des nombreux obstacles apparus lors de la cinquième rencontre de la coordination nationale, le vendredi 6 mars. Elle précise les conditions de principe de telles négociations dans le cadre d’Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et elle laisse ouvertes (notamment à d’éventuels amendements) d’autres conditions relatives à l’organisation et à la participation à ces Etats Généraux.

La notion d’"Etats généraux" est aujourd’hui connotée négativement depuis l’expérience des Etats Généraux de la recherche dont l’énorme travail et les conclusions ont été bafoués. La terminologie de "Rencontre nationale" pourrait aussi être adoptée, mais, surtout, le dispositif prévu donne quelques garanties de contrôle des résultats de ces discussions et, s’ils sont positifs, du respect de ces résultats.

Cette motion ne demande pas l’élection d’un "bureau" de la coordination nationale en tant qu’un tel bureau vaudrait représentation générale du mouvement universitaire (pour la logistique, le porte parolat, les relations presse, etc...) mais prévoit la possibilité d’une représentation, strictement encadrée et limitée dans sa mission, de la coordination nationale à ces Etats Généraux.

Chacun peut apporter son soutien individuel ou collectif à cette proposition en la signant en ligne à cette adresse - Elle sera transmise au Comité d’organisation à Dijon de la sixième coordination nationale à la date échéance de réception des propositions de motion que fixera ce comité et restera en ligne jusqu’à dimanche 15 mars minuit. Signature par formulaire en ligne automatisé.

Proposition de motion n°1 à la Coordination Nationale des Universités le 16 mars 2009 à Dijon : "Pour des Etats généraux de l’enseignement supérieur et de la recherche"

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce lundi 16 mars à l’Université de Dijon, constate qu’à ce jour les revendications du mouvement universitaire n’ont pas été satisfaites. Elle rappelle que l’ensemble des fondements idéologiques de la loi LRU et du « Pacte pour la Recherche », révélés par leurs décrets d’application, sont aujourd’hui remis en cause et doivent être reconsidérés de manière globale pour reconstruire le système universitaire. Elle dénonce les tentatives du gouvernement de camoufler aux yeux de l’opinion publique, par des manœuvres dilatoires et des réécritures à l’identique avec quelques organisations minoritaires dans ce mouvement, la réalité d’une idéologie si contraire aux intérêts du pays qu’elle ne peut supporter l’ouverture de consultations et de négociations réelles, ouvertes et globales.

En conséquence, la Coordination Nationale des Universités maintient le mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent » et ce jusqu’à l’ouverture d’Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche intégrant l’ensemble des composantes de l’enseignement supérieur et de la recherche et l’ensemble des questions soulevées par les mobilisations des dernières semaines.

Ces Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche devront durer autant de jours que nécessaires jusqu’à épuisement des questions suivantes à traiter :
A/ La formation et le recrutement des enseignants des premier et deuxième degrés ;
B/ L’organisation interne des universités ;
C/ Les conditions matérielles de la vie étudiante ;
D/ Les statuts, emplois et conditions de travail des personnels BIATOSS de l’enseignement supérieur ;
E/ La recherche, le revitalisation des grands organismes, les moyens et l’emploi ;
F/ Les statuts, emplois et conditions de travail des enseignants et/ou chercheurs de l’enseignement supérieur.

La Coordination Nationale des Universités sera représentée à ces Etats Généraux par une Délégation n’ayant pas d’autres mandat que d’y présenter les motions votées et de rendre compte du déroulement et des résultats des discussions. Elle appelle la "coordination sur la Formation des Enseignants", la "coordination nationale des étudiants" et le "rassemblement national des délégués de laboratoires" à envoyer chacune une délégation similaire. Elle demande en outre que chaque organisation engagée dans le mouvement universitaire de l’hiver 2009 et ne participant par ailleurs à aucune autre négociation avec le gouvernement soit représentée, notamment :
- Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
- Confédération Générale du Travail (CGT)
- Solidaires (autres qu’étudiants)
- Sauvons la recherche (SLR)
- Sauvons l’université (SLU)
- Collectif de défense de l’université (CDU)
- Collectif Pour l’Abolition de la Précarité dans l’Enseignement supérieur, la Recherche et Ailleurs (PAPERA)
- Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC)
- SUD-Etudiants
- Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
... ainsi que toutes les confédérations syndicales (CFDT, UNSA, FO, Autonomes) qui manifesteraient leur volonté de rejoindre cette démarche sans autre négociation parallèle.

Les autres conditions matérielles d’organisation du débat seront fixées par concertation entre le gouvernement et l’intersyndicale, dans le respect de ce qui précède. Le gouvernement conduira les débats, en tenant compte de l’avis majoritaire exprimé au sein de cet ensemble de délégués. La Coordination Nationale des Universités ne suspendra le mot d’ordre de grève et de manifestations qu’à compter du premier jour d’ouverture des États Généraux et jusqu’à réception des conclusions tirées par le gouvernement ; elle reconsidèrera alors cette suspension du mouvement, à réception de ces conclusions, en jugeant de leur validité et des garanties apportées par le gouvernement quant à leur futur respect.

Faute de répondre à cette proposition constructive, le gouvernement portera seul la responsabilité d’un prolongement illimité du mouvement universitaire, de la perte définitive d’un semestre universitaire et des radicalisations en cours de gestation.

http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article54

mardi 10 mars 2009

11 mars : journée nationale de manifestations « de la maternelle à l’université »


Rappel et précisions:

Demain mercredi 11 mars, participons tous en masse à la manifestation.
À Paris: 14h30 de République pour rejoindre la place de la Nation par le Bd Voltaire.

samedi 7 mars 2009

La Coordination Nationale des Universités dénonce les “manoeuvres dilatoires du gouvernement”

La Coordination Nationale des Universités dénonce les “manoeuvres dilatoires du gouvernement” et maintient son “mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée”.

La Coordination Nationale des Universités a dénoncé, vendredi 6 mars, des “manoeuvres dilatoires du gouvernement” et “ses stratégies de division” face au mouvement des enseignants- chercheurs. Expliquant dans un communiqué ses reproches au gouvernement, elle conclut par le maintien de son “mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier”, indique-t-elle dans un communiqué.

“Stratégies de division” du gouvernement

“Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation exceptionnelle qui a rassemblé partout en France 50.000 personnes dans les rues,” la Coordination Nationale des Universités, réunie à l’Université Paris XII, “dénonce les manoeuvres dilatoires du gouvernement et ses stratégies de division qui consistent à négocier de façon sélective en ignorant les principaux acteurs et les principaux motifs de la mobilisation en cours”.
“Prenant acte de profondes divergences entre les positions défendues par la Conférence des présidents d’université (CPU) et celles de la communauté universitaire”, la Coordination “affirme le caractère non représentatif et non légitime de la CPU qui n’a pas vocation à négocier avec le gouvernement”.

Des “réponses insuffisantes”

La Coordination juge “les réponses” apportées par le gouvernement “scandaleusement insuffisantes”.
“Rien n’a été obtenu sur la masterisation et la réforme des concours de recrutement des enseignants”, estime-t-elle. “Aucun plan pluriannuel de création d’emplois statutaires ni de titularisation des personnels précaires n’a été envisagé pour les différentes catégories de personnels (BIATOSS, ITA, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs)”, ajoute le communiqué.
La coordination condamne également l’absence de prise “en compte des revendications des étudiants”. Elle déplore aussi qu’il n’ait “pas été question du contrat doctoral qui consacre la précarisation des jeunes chercheurs”.

Grève maintenue

Au sujet du décret Pécresse modifiant le statut des enseignants-chercheurs, la Coordination parle d’”effets d’annonce sans consistance réelle” alors qu’ils “ont été présentés comme des avancées”.
Elle dénonce enfin “le démantèlement des organismes publics de recherche” qui “s’accélère”.
Elle maintient ainsi “le mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier”, exigeant “plus que jamais l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche”.
La coordination réitère, en conclusion, son appel à l’extension du mouvement de “la maternelle à l’Université”. Elle appelle aux manifestations unitaires du mercredi 11 mars et au succès de la Coordination Nationale des Laboratoires le 12 mars.
(Source : Nouvel Obs)

vendredi 6 mars 2009

"Paris 8 s'arrête"

Les prochaines dates de la semaine qui vient:

AG centrale Lundi 9 mars 13 heures amphi D

AG enseignante mardi 12 Heures 30 dans un des amphis D

MERCREDI 11 MARS : JOURNEE NATIONALE DE MANIFESTATIONS,
partout en France

Convergence entre les mobilisations des universités et de la recherche avec le premier et le second degrés, en particulier sur la question de la formation des enseignants et des concours. L’intersyndicale Supérieur/Recherche appelle l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche à faire du 11 mars une journée de manifestations puissantes dans la cohérence des motions votées par la coordination nationale.

Cette journée de manifestations, comme les autres journées d’actions, doit contribuer à la préparation de la journée interprofessionnelle du 19 mars.

Message du collectif des personnels en grève de la bibliothèque

Bonjour à tous,

Bib'Bang est le collectif des personnels en grève de la bibliothèque de l'université de Paris 8. Ce collectif a été constitué le 9 février 2009.

Aux côtés des enseignants-chercheurs et des étudiants, nous, personnels BIATOSS, manifestons notre inquiétude quant à l'avenir du service public d'éducation.

Nous avons élaboré une page Netvibes qui a pour objectif d'être un outil de veille sur le mouvement actuel de contestation universitaire.

Pour la consulter : http://www.netvibes.com/3615bibbang

Vous trouverez sous différents onglets thématiques :
- une sélection de flux d?informations et de sites web sur le mouvement à Paris 8 ainsi qu?au niveau national (Sauvons l?Université, Sauvons la recherche, Universités et universitaires en lutte, etc.).
- des liens vers des textes officiels sur la réforme de l?université.
- des informations émanant des différentes organisations syndicales.

Nous vous invitons à enrichir ce site grâce à vos suggestions de sources d'?informations.

Pour avoir plus d'informations sur nos actions, rejoignez-nous sur notre page Facebook.

Pour nous contacter: 3615bibbang@gmail.com

Cordialement.

Bib'Bang
--
Service communication
Université Paris 8 Vincennes - Saint Denis
2 rue de la Liberté - 93526 Saint Denis Cedex
www.univ-paris8.fr

jeudi 5 mars 2009

Manifestation parisienne du 5 Mars à 15 h

(message de l’intersyndicale)
Le trajet négocié avec la préfecture est le suivant : Denfert Rochereau vers l’Assemblée Nationale (arrêt à Varennes) .
Nous serons donc en convergence d’objectif avec les personnels de santé (qui manifestent vers l’Assemblée nationale aussi le même jour).
Pour organiser le défilé, on se réunit par académies:
- Académie de Versailles : Avenue Denfert Rochereau
- Académie de Créteil : Boulevard Raspail
- Académie de Paris ; Boulevard Arago

lundi 2 mars 2009

Sauvons l'Université: Newsletter n° 17

Beaucoup de bruit pour rien

Communiqué de Sauvons l'Université ! (1er mars 2009)

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, certains syndicats et la Conférence des Présidents d’Université annoncent que de véritables négociations ont commencé et feignent de croire à une sortie de crise proche. Il n’en est rien. Les principaux acteurs de la mobilisation avaient fixé comme préalable à toute négociation le retrait de tous les projets controversés ; seul le décret sur le statut des enseignants-chercheurs a fait l’objet d’une discussion, qui n’est pas une négociation.

Faut-il rappeler que le « bureau élargi de la CPU » n’a pas vocation à être, à côté de quelques syndicats, le principal interlocuteur du Ministère ? S’il devait en être ainsi, les présidents perdraient leur statut de représentants élus de la communauté universitaire au profit du rôle de « patrons » que prévoit pour eux la loi LRU. Nous ne pouvons imaginer par ailleurs que ces présidents cèderont à la manoeuvre grossière consistant à rappeler à un moment décisif de cette crise le montant des primes qui leur avaient été promises dès le 20 octobre dernier par le Ministère.

Deux jours après que le communiqué du Premier Ministre a tenté de répondre par des demi-mesures et de vagues promesses aux revendications de la communauté universitaire, le voile est définitivement levé sur les véritables intentions du gouvernement. Il s’agit de ramener la discussion à la seule question du statut des enseignants-chercheurs sans tenir compte de l’ensemble des exigences portées de manière indissociable par le mouvement en cours : le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré, l’abandon du projet de nouveau contrat doctoral, la restitution des postes supprimés en 2009 et un plan pluriannuel d’emplois statutaires, l’arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche.

Le voile est aussi levé sur la logique qui relie le projet de modulation des services des enseignants-chercheurs à la promesse du premier ministre de mettre à disposition des universités des professeurs agrégés du second degré et, enfin, à l’intérêt nouveau de la CPU pour les personnels des établissements publics de recherche, amenés à « participer à part entière aux missions de l’université ». Il s’agit bien de compenser la pénurie d’enseignants-chercheurs, aggravée par le plan licence. Cela se ferait au détriment à la fois de l’Education nationale - pourtant déjà affectée par des milliers de suppressions de postes - et du monde de la recherche.

Sur le seul point vraiment abordé lors de cette rencontre, le décret statutaire, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche s’enorgueillit d’un certain nombre d’avancées qui n’en sont pas. Ainsi de la modulation de service qui « ne peut être mise en œuvre sans l’accord de l’intéressé » : cette formule, que n’accompagne aucune garantie face aux éventuelles pressions locales, rappelle étrangement les débats autour du travail du dimanche. L’intérêt véritable de la modulation des services serait la possibilité pour les enseignants-chercheurs de voir réellement pris en compte l’ensemble de leurs tâches d’administration et surtout de dégager des périodes spécifiquement dédiées à la recherche. Ce n’est assurément pas dans cette direction que l’on va.

Rien d’étonnant donc si, dans cette logique de pure communication gouvernementale, la rencontre du vendredi 27 février au Ministère n’a accordé aucune place à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré, à partir de laquelle s’est construite l’unité de la mobilisation et dont les conséquences pour l’avenir du système éducatif sont désastreuses. L’obstination du Ministre de l’Education Nationale à ne pas entendre les arguments de l’ensemble des universités chargées de la formation des futurs enseignants s’explique aussi par une logique d’économies budgétaires : la suppression de l’année de formation alternée après la réussite au concours permet à l’Etat d’économiser aux dépens des futurs enseignants et de leurs élèves chaque année plus de 10 000 postes de fonctionnaires. Le silence nouveau de la CPU sur ce sujet dans son dernier communiqué est inacceptable. Doit-on donc s’attendre à ce que les nouveaux concours soient mis en place dès 2010 contre l’avis de l’ensemble de la communauté universitaire au risque d’envoyer dans les établissements scolaires des générations d’enseignants dont la formation disciplinaire et pédagogique aura été faite au rabais ?

Enfin, il n’est toujours rien dit des suppressions de postes au CNRS (on en annonce 850 nouvelles d’ici 2013), ni de la transformation des organismes de recherche en simples agences de moyens, ni du nouveau contrat doctoral. Qui peut croire que tout cela soit sans effet sur l’université ?

Dans la continuité de la loi LRU et au-delà de la prétendue rationalisation des politiques publiques, le gouvernement affiche ainsi son mépris pour les analyses et les revendications portées par le mouvement des universités et des laboratoires.

Le 5 mars, soyons tou-te-s dans la rue pour manifester notre opposition aux réformes du gouvernement !

dimanche 1 mars 2009

Calendrier Paris 8


Assemblée Générale Plénière de l’Université mardi 3 mars, 13h, Amphi D


Assemblée publique des 3 Conseils de l’Université mercredi 4 mars, 15h, Amphi Y

Journée de manifestation nationale jeudi 5 mars

Calendrier national

* 24 février : multiplier les actions en direction du public.
* 26 février : journée nationale de manifestations.
* 5 mars : journée nationale de manifestations. Par ailleurs, si nos exigences ne sont pas satisfaites à cette date, nous appelons à la démission de toutes les charges administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats électifs.
* 6 mars : Prochaine AG de la Coordination nationale à Paris 12 (peut-être avec Marne-La-Vallée).
* 7 mars ? : Rassemblement de la maternelle à l’université
* 10 mars : Grande manifestation nationale “de la maternelle à l’université” à Paris.
* 12 mars : Appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires.
* 19 mars : Appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.

Et aussi

* Développer la grève active, des cours alternatifs, les interventions dans les lieux publics, voir leur occupation.
* Boycott des expertises AERES et ANR, boycott des audits des Universités pour le passage à l’autonomie. Envoi d’une lettre de la coordination.
* Blocage des conseils centraux qui prévoient de remonter les maquettes.
* Participation aux Journées en mars à Bruxelles en relation avec la stratégie de Lisbonne et de Bologne.
* Voter le principe d’une caisse de grève avec les BIATOSS et les ITA, le primaire et le secondaire.
* Appel aux chefs de service administratifs pour ne pas remonter le recensement des grévistes.
* Délégation à la coordination étudiante à Angers.

samedi 28 février 2009

Pécresse signe avec les syndicats (sauf le Snesup) sur le statut des universitaires

Valérie Pécresse a rencontré trois organisations syndicales (Sgen-CFDT, Sup’Recherche-Unsa et les AutonomeSup) vendredi 27 février 2009 avec l’objectif de se “mettre d’accord sur les principes fondamentaux qui vont présider à la réécriture du décret de 1984″, sur la base des propositions de la médiatrice Claire Bazy-Malaurie. Le Snesup-FSU, la Ferc’Sup-CGT et le SNPREES-FO ont décliné l’invitation.
La ministre devrait revoir ces organisations syndicales mardi 3 mars “pour travailler sur les dispositions précises de ce nouveau décret”.
Voici les réactions des organisations syndicales à l’issue de cette rencontre.

SGEN-CFDT. “C’était une réunion importante car la ministre a souhaité ouvrir le dialogue pour mettre sur pied les conditions des discussions qui s’ouvriront mardi prochain”, déclare Thierry Cadart secrétaire général du Sgen-CFDT. “Nous souhaitons maintenant que toutes les organisations soient associées aux discussions”, ajoute-t-il, estimant que “toutes les conditions sont réunies pour que la négociation s’ouvre enfin”. Il indique en outre que les syndicats ont “demandé au ministère de prévoir dès la semaine prochaine des études qualitatives et quantitatives sur les effets de tels ou tels mesures”. “Il faut désormais que dans la rédaction de ce nouveau décret, l’enseignement n’apparaisse plus comme une punition, et qu’on ne puisse pas imposer aux enseignants-chercheurs plus d’heures d’enseignement”, poursuit Thierry Cadart. “Nous considérons que nous avons réussi à donner un cadre qui permet une entrée en négociation” mais” il faut désormais passer d’une logique de pur conflit à celle d’une sortie de crise”, insiste-t-il. Enfin, sur la gouvernance des universités, “il nous a été dit que que l’on prendrait en compte les conclusions du comité de suivi de la loi LRU”, affirme-t-il.

SUP’RECHERCHE. Yves Markowicz, co-secrétaire général de Sup’Recherche-Unsa se félicite de cette réunion de travail et insiste sur l’aspect “consensuel” des positions. “Tout ce que l’on demande en terme de cadrage a été accepté”. “Sur les promotions, la ministre n’est pas contre maintenir à un 50% local et 50 % national”, indique-t-il. Il ajoute que “le contrat doctoral et le principe des chaires d’excellence pourrait être rediscuté”. Il précise par ailleurs que la ministre souhaite rediscuter également “sur les questions de gouvernance des universités”.

AUTONOMESUP. “Nous suspendons notre jugement à la fin des négociations”, indique Jean-Louis Charlet, président d’AutonomeSup. “Une méthode travail a été arrêtée, mais sur certains points importants la discussion n’est pas encore satisfaisante”. Le président, qui reconnaît que “sur le décret de 1984 les choses ont bougé”, estime n’avoir eu “aucune réponse précise sur la masterisation de la formation enseignante”. “Nous voulons un cadre contraignant pour les équivalences entre les différentes fonctions et plus de précisions sur la répartition des promotions”, ajoute Michel Gay, secrétaire général de l’organisation.

SNESUP. “Nous appelons à poursuivre les grèves administratives les 5 et 11 mars prochains. Il reste des zones d’ombres. En particulier, les arbitrages n’ont pas été rendus sur la formation des enseignants. Même si les résultats des discussions d’aujourd’hui vont dans le sens d’une préservation de la capacité d’exercer pleinement les fonctions d’enseignement et de recherche, le texte conserve une gestion très locale de l’évaluation des enseignants chercheurs”, déclare Jean Fabbri. Le secrétaire général du Snesup qui n’était pas présent à la réunion entre la ministre et les syndicats ajoute qu’il est “par ailleurs acquis qu’il s’agira d’un nouveau texte qui repassera par toutes les instances de consultation” et que “le Snesup ne manquera pas de faire en sorte que ses demandes soient entendues”. Il insiste tout particulièrement sur “la question des congés scientifiques” qui “reste en suspens”.

(Source : http://www.ubpmobilisation.com/article-28445357.html)

vendredi 27 février 2009

Trois pétitions à signer pour défendre la liberté de la pensée et, par suite, la liberté de penser !

Trois pétitions que tout citoyen peut signer pour défendre la liberté de la pensée... et la liberté de penser :
- La défense du service public d'Education Nationale
- La défense de l'Agence France Presse (AFP)
- La défense des revues de sciences humaines et sociales

Merci de diffuser ce message à vos carnets d'adresses, listes de diffusion et discussion... de l'insérer sur les blogs, sites web... de le publier dans les Newsletters électroniques, bulletins périodiques, etc...
Liberté de la pensée
La défense du service public d'Education Nationale
Pour signer

samedi 21 février 2009

RÉSULTATS DE LA COORDINATION DU 20 FÉVRIER / NANTERRE

NANTERRE (AFP) — La coordination nationale des universités, réunie vendredi à l’université Paris-X à Nanterre, a appelé à trois nouvelles journées de manifestations, les 26 février, 5 mars et 10 mars, et demandé pour la première fois “l’abrogation de la loi LRU” de 2007 sur l’autonomie.

Les 26 février et 5 mars, la coordination appelle le monde universitaire et de la recherche à des manifestations partout en France, a constaté une journaliste de l’AFP. Le 10 mars, elle appelle à une manifestation nationale à Paris, à laquelle sont conviés les enseignants du primaire et du secondaire.

La coordination a aussi appelé à reconduire la grève “illimitée” en cours dans les universités et au “retrait” de trois réformes : celle sur le statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des enseignants des écoles aux lycées, et “le contrat doctoral unique”.

Le 5 mars, si cette triple demande de retrait n’a pas été entendue, la coordination appellera les universitaires à “la démission de l’ensemble des charges administratives non électives, à l’obstruction dans le cadre des mandats électifs et au refus de participer aux jurys (bac, BTS, Capes, agrégation, session de printemps…)”, selon le texte d’une motion.

Enfin, la coordination a voté pour la première fois la demande d’abroger la loi LRU sur l’autonomie des universités d’août 2007.

Plusieurs aspects de cette loi sont d’ores et déjà entrés en vigueur et 20 des 83 universités françaises sont passées à l’autonomie au 1er janvier 2009.

La coordination, qui se réunissait pour la quatrième fois, a dit représenter 65 universités, 15 autres établissements et 18 associations et syndicats.

En appelant le 2 février à la “grève illimitée” dans les universités, cette coordination a lancé une mobilisation contre les réformes du gouvernement dans l’enseignement supérieur et la recherche qui dure depuis trois semaines.

vendredi 20 février 2009

Menace de blocage

A l’attention de la communauté universitaire,

Ce vendredi 20 février, un certain nombre de personnes ont entrepris de vider les salles de cours et d’entasser tables et chaises dans les couloirs et montées d’escaliers.

Outre les problèmes de sécurité évidents que cela pose, la situation ainsi créée risquait manifestement de rendre difficile l’accueil des étudiants, alors même que nombre d’UFR souhaitent pouvoir assurer cet accueil et éviter que l’université soit désertée.

Afin de préserver l’ouverture de l’université à tous, à un moment où réflexion et débat sur l’avenir de l’Université demeurent particulièrement d’actualité, et dans le cadre des responsabilités qui relèvent de la direction de l’établissement, les tables et les chaises ont été remises dans les salles et ces dernières ont été fermées.

Il va de soi que chacun d’entre vous pourra s’adresser à la coordination de son UFR dès lundi matin pour que les salles soient ouvertes, afin que vous puissiez accueillir vos étudiants comme vous en êtes convenus avec eux.

Bien cordialement,

Le Président

jeudi 19 février 2009

Actualité à suivre

Propositions de la Mission sur les enseignants chercheurs de Daniel Fasquelle

Propositions de la Mission pour réécrire le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, conduite par Daniel FASQUELLE, Benoist APPARU et Claude GOASGUEN remises à Claire BAZY-MALAURIE, Médiatrice, le 18 février 2009

Les propositions sont en ligne sur le site mis en place par le groupe parlementaire UMP :

Propositions de la mission animée par Daniel FASQUELLE, Benoist APPARU et Claude GOASGUEN
1. Principes généraux qui doivent conduire à la réécriture du décret :
1/ Comme la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie PÉCRESSE, le Groupe UMP de l’Assemblée nationale souhaite que le statut des enseignants-chercheurs soit actualisé et modernisé.
2/ Cette modernisation du statut des enseignants-chercheurs doit s’inscrire dans le cadre de l’autonomie des universités voulue par le législateur. Elle doit :
- tenir compte des principes de liberté et d’indépendance des universitaires et d’organisation par discipline ;
- combiner au mieux gestion nationale et gestion locale des carrières.
3/ Conformément à ce qu’ont exprimé le Président de la République et la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Groupe UMP demande à ce que de nouvelles pistes soient explorées au plus vite.
4/ Le Groupe UMP souhaite que la Médiatrice tienne le plus grand compte des propositions qu’il lui adresse et demande qu’elles inspirent la réécriture du décret.

2. Propositions du Groupe UMP pour la réécriture du décret :
1/ Evaluation
Comme le souhaite la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il faut, à l’avenir, organiser l’évaluation pour chaque enseignant-chercheur, à intervalles réguliers, sur une durée significative de 4 ans. Cette évaluation ne pourra se faire qu’au plan national et dans le cadre de chaque discipline. Le groupe UMP souhaite que plusieurs précisions soient apportées à ce sujet :
- il est indispensable de lier la mise en œuvre du décret en ce qui concerne l’évaluation des enseignants-chercheurs à l’entrée en vigueur du décret sur le nouveau CNU (Conseil national des universités) ; ce faisant, l’article 41 du décret qui prévoyait un régime transitoire, source de confusions, devrait être abandonné ;
- l’évaluation des enseignants-chercheurs est le fait du CNU et non de l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur). Elle se fait dans le cadre des sections compétentes et selon des critères définis à l’avance par chaque section en prenant en compte l’ensemble des activités de l’enseignant-chercheur ;
- l’évaluation de la recherche des universitaires ne peut se faire de manière quantitative, seule une évaluation qualitative est acceptable ;
- il sera tenu compte de l’évaluation individuelle pour l’attribution des primes de recherche ainsi que dans le cadre de l’élaboration des contrats d’établissement.

2/ Promotions
A côté des promotions locales, il est proposé de conserver une partie au moins des promotions au plan national selon un pourcentage à définir.
- les promotions au plan local et au plan national devront être encadrées pour éviter les abus (règles à définir dans le projet de décret, par exemple, il sera utile de préciser l’intervention du conseil scientifique au plan local ainsi que l’intervention d’un rapporteur membre de la même discipline) ;
- au plan national, les promotions seront ventilées équitablement entre les différentes disciplines. Ce même objectif devra être poursuivi au plan local.

3/ Modulation et organisation des services
Le décret définira un service national de référence afin d’assurer une cohérence indispensable au sein de l’université française et de garantir les droits des enseignants-chercheurs.
- le service national de référence précise les heures d’enseignement (128h de cours magistraux soit 192h équivalent TD). Il sert de base au paiement des heures complémentaires. Il comprend également, pour chaque enseignant-chercheur, un temps significatif réservé aux activités de recherche.
- chaque enseignant ne peut se voir imposer plus que ce service de base :
o s’il accepte des cours en plus, il doit être rémunéré pour ces cours ;
o s’il mène des activités de recherche particulièrement soutenues, elles doivent être reconnues notamment par l’attribution d’une prime ;
o s’il assure des responsabilités administratives particulières, elles doivent être rémunérées ou il faut en tenir compte dans le cadre des décharges de service. Afin d’éviter les abus, des règles nationales pourront préciser les charges administratives donnant lieu à des décharges.
- ce faisant, la modulation entre les différentes activités de l’enseignant chercheur est conçue pour valoriser et organiser son travail et ses activités au sein de l’université. Elle doit permettre de prendre en compte l’ensemble des tâches qui lui sont confiées. Elle ne doit en aucun cas être considérée comme une sanction.
- chaque enseignant-chercheur doit assurer en tout état de cause un minimum de cours (68h de cours magistraux soit 96h équivalent TD).
- le service est élaboré à partir des voeux de l’enseignant-chercheur tout en tenant compte des besoins de l’université. Il est arrêté par le président de l’université après avis du conseil d’UFR ou du laboratoire dont l’enseignant-chercheur dépend.

Telle est la contribution que nous remettons à la Médiatrice, Claire BAZY-MALAURIE, avec le souci de réaffirmer à la fois les principes d’autonomie des universités et d’indépendance des enseignants chercheurs.

* Daniel FASQUELLE, Député du Pas de Calais
* Benoist APPARU, Député de la Marne
* Claude GOASGUEN, Député de Paris

François Fillon à propos des universités

Université et recherche : notre défi républicain” Tribune du Premier Ministre à lire dans Libération (18 Février).

Le téléphone sonnera Jeudi 19 Février à 19h10

Jeudi 19 Février, l’émission de France Inter “Le téléphone sonne” (19h10-19h50) sera consacrée à la crise de l’enseignement supérieur et de la recherche. Parmi les invités, Isabelle This St Jean (SLR) et Annliese Nef (SLU). Egalement présents un journaliste du Nouvel Obs (magazine qui prépare un n° spécial sur le sujet) et un défenseur/représentant du Ministère.
Selon le principe de cette émission, les auditeurs posent des questions aux invités, soit par téléphone à partir de 17h (01 45 24 7000), soit par internet :
Le site de l’émission.
Le formulaire pour poser une question.

mardi 17 février 2009

Le point à Paris 8

Prochaine AG centrale le 23 février "Paris 8 s'arrête", 12 heures trente Bt D

Manifestation ce 19 février 15 heures Place d'Italie (départ de l'université13 h.30)

AG Enseignante ce mardi 17 février D 003 11 heures

AG étudiante amphi D - 17 février 11 heures

Distribution de tracts gare du Nord 15 heures

Communiqué du président sur la situation de l'université

A l’attention des personnels administratifs, techniques et de services,

A l’attention des enseignants-chercheurs,

L’appel de la Sorbonne du 9 février dernier (dont vous trouverez le texte ci-dessous), lancé à l’initiative des Présidents des universités Paris IV, Paris 8 et Paris X, ainsi que la mobilisation sans précédent de toute la communauté universitaire française, qui s’est exprimée notamment lors de l’importante manifestation du mardi 10 février, a eu pour effet d’infléchir sensiblement les positions de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), jusqu’alors unique institution universitaire soutenant la politique menée par le ministère.

Dans ce nouveau contexte, je suis heureux de vous informer que la CPU s’est ralliée aux importantes revendications que nous avons formulées lors de l’appel de la Sorbonne.

Désormais, la CPU demande le rétablissement « des postes supprimés, une augmentation pluriannuelle du nombre des emplois et la refonte du modèle d’allocation des moyens ».

La CPU demande également « de repousser à 2011, la mise en place des nouveaux concours de recrutement » concernant le projet de réforme de la formation des maîtres.

Enfin, la CPU ne se satisfait pas de la proposition du ministère relative à la nécessaire « remise sur le chantier du décret de 1984 ».

Par ailleurs, nos exigences concernant la situation des personnels administratifs, techniques et de service ont été entendues et suivies d’effet : les prestations d’action sociale, y compris les prestations gérées par le recteur d’académie, continueront à bénéficier à tous les personnels relevant des universités.

Par conséquent, nous devons, tous ensemble, rester vigilants pour que *la totalité* de nos demandes soient satisfaites.

Plus que jamais, nous devons rester* unis et solidaires *pour défendre le service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche*.** *

**Aussi, afin de couper court à tous malentendus et à toutes rumeurs, véhiculés parfois par certains à des fins partisanes ou de récupération d’un mouvement social, je tiens à préciser qu’une chose était de mener à son terme et au mieux la campagne d’emplois 2009 (ne serait-ce que pour éviter que le ministère prenne les décisions à notre place), une autre était de peser de tout mon poids, de tout notre poids, pour obtenir la restitution des postes supprimés.

En ce sens, je continuerai à mettre toute mon énergie et à mobiliser toutes mes forces pour que nous atteignions ensemble les objectifs fixés.

Assumant toute mes responsabilités, particulièrement dans le contexte actuel, je ne manquerai pas de vous tenir informés de l’évolution de la situation et vous exprime toute ma reconnaissance pour votre forte mobilisation et la confiance que vous avez si souvent su témoigner dans les périodes difficiles qu’a traversées notre université.


Le Président

Pascal BINCZAK


*APPEL DE LA SORBONNE*

* du 9 février 2009*

Les présidents d’université et les représentants des présidents d’université présents en Sorbonne le 9 février 2009 appellent les deux ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à retirer tous les projets de réforme controversés, condition indispensable à l’ouverture de véritables négociations et à la relance du nécessaire processus de réforme auquel doivent être associés toute la communauté universitaire – enseignants-chercheurs, BIATOSS et étudiants –, ainsi que l’ensemble des acteurs de la Recherche.

*Premiers signataires :*

* *Pascal Binczak*, Président de l’Université Paris 8 Vincennes –
Saint-Denis
* *Claude Condé*, Président de l’Université Besançon – Franche-Comté
* *Lise Dumasy* Présidente de l’Université Stendhal - Grenoble 3
* *Emmanuel Ethis*, Président de l’Université d’Avignon
* *Anne Fraïsse*, Présidente de Montpellier 3 – Paul Valéry
* *Marie-Christine Lemardeley*, Présidente de l’Université Sorbonne
Nouvelle - Paris 3
* *Bernadette Madeuf*, Présidente de l’Université Paris 10
* *Georges Molinié*, Président de l’Université de Paris Sorbonne
(Paris IV)
* *Cafer Özkul*, Président de l’Université de Rouen
* *Philippe Rollet*, Président de l’Université de Lille 1
* *Jean-Loup Salzmann*, Président de l’Université Paris 13
* *Josette Travert*, Présidente de l’Université de Caen Basse Normandie

*Cet appel a reçu le soutien de :*

* *Isabelle This Saint-Jean*, Président de Sauvons la Recherche (SLR)
* *Jean-Louis Fournel*, Président de Sauvons l’Université (SLU)
* *Jean Fabbri*, Secrétaire général du SNESUP
* *Marc Lipinski*, Vice-président du conseil régional
d’Ile-de-France en charge de l’enseignement supérieur et de la
recherche
* *Francine Bavay*, Vice-présidente du conseil régional
d’Ile-de-France en charge du développement social, de l’économie
sociale et solidaire