Ce matin, notre collègue Jean-Louis Fournel, professeur des universités à Paris VIII et porte parole de SLU, était l'un des deux invités de Nicolas Demorand.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=76062
Pour info: l'article de V. Pécresse dans Le Figaro.
Présentation
Les informations concernant le Département d'italien sont à présent consultables sur le site:
http://www.univ-paris8.fr/italien
http://www.univ-paris8.fr/italien
L. Fournier-Finocchiaro
lundi 2 février 2009
dimanche 1 février 2009
Motion de l'UP8
Motion votée à l’unanimité lors de la réunion des Directeurs d’UFR et des Responsables administratifs de l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis du 28 janvier 2009 :
Les directeurs d’UFR et les Responsables administratifs de l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis réunis le 28 janvier 2009 autour de leurs président, vice-présidents et secrétaire général, s’associent aux différentes motions diffusées par les départements, facultés, UFR et Conseils centraux des universités françaises. Ils demandent au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche le retrait des projets de réforme en cours, concernant notamment la formation et les concours de recrutement des enseignants, le statut des enseignants-chercheurs et les modalités du nouveau système d’allocations de ressources aux universités. Ils s’indignent des conditions dans lesquelles ces réformes sont conduites et de l’absence de dialogue sur des sujets dont l’enjeu détermine aussi profondément l’avenir de la formation, de l’éducation et de la recherche dans notre société.
samedi 31 janvier 2009
Communiqué de presse de la coordination nationale des universités (31 janvier 2009)
Communiqué de presse de la coordination nationale des universités (31 janvier 2009)
Les responsables de l’organisation de la deuxième réunion de la coordination nationale des universités rappellent
1. que la prochaine réunion aura lieu en Sorbonne le lundi 2 février à partir de 14h dans l’amphi Descartes (Université Paris 4). Elle rassemblera la presque totalité des universités françaises.
2. que cette réunion prendra acte de la réponse ou de l’absence de réponse apportée par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à la demande, formulée dans les motions votées le 22 janvier, d’un retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme en cours de la formation et du recrutement des enseignants
3. qu’au cas où ce retrait ne serait pas effectif, prendra effet à compter du 2 février l’appel à ce que les « les universités et les laboratoires s’arrêtent » dans le cadre d’une grève reconductible et illimitée
4. que le refus de ces deux projets de « réforme » s’inscrit dans le refus d’une politique générale qui conduit à la paupérisation des universités et des laboratoires de recherche, au démantèlement des grands organismes et au développement d’une précarisation généralisée
5. qu’une conférence de presse aura lieu en Sorbonne le lundi 2 février à 18h après la tenue de l’assemblée générale afin d’annoncer les décisions de la coordination nationale.
Les organisateurs de la deuxième réunion de la coordination nationale appellent tous les enseignants-chercheurs, chercheurs, membres du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche à manifester symboliquement le 2 février l’arrêt des universités et des laboratoires par des manifestations symboliques fortes, à l’exemple d’un freezing de 10 minutes, dans un lieu public, à la même heure -12h-, et dans toutes les villes de France.
Publié le samedi 31 janvier 2009
1. que la prochaine réunion aura lieu en Sorbonne le lundi 2 février à partir de 14h dans l’amphi Descartes (Université Paris 4). Elle rassemblera la presque totalité des universités françaises.
2. que cette réunion prendra acte de la réponse ou de l’absence de réponse apportée par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à la demande, formulée dans les motions votées le 22 janvier, d’un retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme en cours de la formation et du recrutement des enseignants
3. qu’au cas où ce retrait ne serait pas effectif, prendra effet à compter du 2 février l’appel à ce que les « les universités et les laboratoires s’arrêtent » dans le cadre d’une grève reconductible et illimitée
4. que le refus de ces deux projets de « réforme » s’inscrit dans le refus d’une politique générale qui conduit à la paupérisation des universités et des laboratoires de recherche, au démantèlement des grands organismes et au développement d’une précarisation généralisée
5. qu’une conférence de presse aura lieu en Sorbonne le lundi 2 février à 18h après la tenue de l’assemblée générale afin d’annoncer les décisions de la coordination nationale.
Les organisateurs de la deuxième réunion de la coordination nationale appellent tous les enseignants-chercheurs, chercheurs, membres du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche à manifester symboliquement le 2 février l’arrêt des universités et des laboratoires par des manifestations symboliques fortes, à l’exemple d’un freezing de 10 minutes, dans un lieu public, à la même heure -12h-, et dans toutes les villes de France.
Publié le samedi 31 janvier 2009
mercredi 28 janvier 2009
Non, Madame la ministre
Madame la ministre,
nous ne voulons pas du projet de modification du décret de 1984 qui régit le statut des enseignants-chercheurs et permettrait ainsi la modulation de leur service d’enseignement ! Ce refus n’est pas celui d’une communauté figée dans son conservatisme, récusant a priori toute réforme mais celui d’une communauté qui a organisé en 2004 des Etats généraux et dont vous avez systématiquement négligé ou dévoyé les propositions.
Non, Madame la ministre, vos réformes ne résoudront en rien les problèmes des universités, mais ne feront que les aggraver.
Ces problèmes ? Encadrer nos étudiants comme nous devrions le faire. Leur offrir un nombre d’heures comparable à celui des élèves des classes préparatoires. Ne plus les entasser dans des amphithéâtres bondés. Leur assurer un suivi plus individualisé. Et amplifier notre effort de recherche alors que notre service d’enseignement est bien plus lourd que celui de nos collègues dans les autres grands pays de recherche et que les tâches administratives que nous devons assumer s’accroissent. Pour les résoudre, il aurait fallu un plan pluriannuel de l’emploi scientifique. Mais votre choix a été tout autre : diminution des recrutements, remise en cause de nos statuts, généralisation des emplois précaires et, comme les présidents d’universités vous l’ont vertement rappelé, moyens mis à la disposition des universités et de la recherche publique très insuffisants.
A effectifs constants, ce décret se traduira pour la plupart d’entre nous par un alourdissement de notre charge d’enseignement. Joint à une politique de primes et à des promotions à 95 % décidées au niveau local, il se traduira par la perte de l’autonomie des universitaires. Il suscitera une mise en concurrence malsaine des enseignants-chercheurs qui se fera au détriment de leur coopération, indispensable tant dans les équipes pédagogiques que dans les laboratoires, et finalement nuira à leurs étudiants et à leurs recherches. Il se traduira aussi par la perte de leur autonomie, ce projet soumettant les enseignants-chercheurs à l’arbitraire des décisions des présidents d’université. Autonomie qu’une «charte nationale» censée moraliser ces modulations - à ce jour une vague promesse -ne pourra garantir. Votre politique encourage le recours massif à des personnels précaires dont le nombre ne cesse d’augmenter, remettant ainsi en cause leur indépendance à l’égard des pouvoirs économiques et politiques et détournant de nombreux jeunes de nos métiers. A ce titre, elle est dangereuse, injuste et inefficace.
Non, Madame la ministre, et vous le savez, ce refus ne vient pas d’une minorité d’extrémistes. Il n’émane pas d’un personnel mal informé ou manipulé, pas plus qu’il ne s’agisse d’un refus partisan. La colère monte chaque jour davantage au sein de la communauté universitaire. Partout manifestations et assemblées générales se multiplient, des pétitions sont massivement signées et surtout phénomène exceptionnel dans notre milieu, l’un après l’autre les départements votent la grève : refus de rendre les notes, de tenir les jurys et même de démarrer les cours du second semestre. Les conseils centraux des universités, le Bureau de la conférence des présidents d’université et les trois quarts des membres de la conférence du Conseil national des universités ont eux aussi demandé le retrait de cette réforme !
Il ne s’agit pas là de réflexes corporatistes. Nous nous battons pour des valeurs. Celles de la connaissance, que vous revendiquez aujourd’hui et que pourtant vous n’avez cessé de mettre à mal. Pour la réussite de nos étudiants. Pour nos futurs collègues. Et chercher à nous faire taire, en reculant sur des points mineurs sans rien céder de l’essentiel ne résoudra pas la crise.
Nous vous demandons de retirer ce projet ! Nous demandons un moratoire sur les réformes dans la recherche et l’université afin qu’une réflexion soit menée sur l’ensemble du dispositif de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec tous les personnels et les étudiants, leurs élus et leurs instances représentatives, afin de remettre en son cœur leurs finalités premières : la création et la diffusion de connaissances nouvelles.
Isabelle This Saint-Jean professeur à l’université Paris-XIII, présidente de Sauvons la recherche.
Libération, 27/01/2009
nous ne voulons pas du projet de modification du décret de 1984 qui régit le statut des enseignants-chercheurs et permettrait ainsi la modulation de leur service d’enseignement ! Ce refus n’est pas celui d’une communauté figée dans son conservatisme, récusant a priori toute réforme mais celui d’une communauté qui a organisé en 2004 des Etats généraux et dont vous avez systématiquement négligé ou dévoyé les propositions.
Non, Madame la ministre, vos réformes ne résoudront en rien les problèmes des universités, mais ne feront que les aggraver.
Ces problèmes ? Encadrer nos étudiants comme nous devrions le faire. Leur offrir un nombre d’heures comparable à celui des élèves des classes préparatoires. Ne plus les entasser dans des amphithéâtres bondés. Leur assurer un suivi plus individualisé. Et amplifier notre effort de recherche alors que notre service d’enseignement est bien plus lourd que celui de nos collègues dans les autres grands pays de recherche et que les tâches administratives que nous devons assumer s’accroissent. Pour les résoudre, il aurait fallu un plan pluriannuel de l’emploi scientifique. Mais votre choix a été tout autre : diminution des recrutements, remise en cause de nos statuts, généralisation des emplois précaires et, comme les présidents d’universités vous l’ont vertement rappelé, moyens mis à la disposition des universités et de la recherche publique très insuffisants.
A effectifs constants, ce décret se traduira pour la plupart d’entre nous par un alourdissement de notre charge d’enseignement. Joint à une politique de primes et à des promotions à 95 % décidées au niveau local, il se traduira par la perte de l’autonomie des universitaires. Il suscitera une mise en concurrence malsaine des enseignants-chercheurs qui se fera au détriment de leur coopération, indispensable tant dans les équipes pédagogiques que dans les laboratoires, et finalement nuira à leurs étudiants et à leurs recherches. Il se traduira aussi par la perte de leur autonomie, ce projet soumettant les enseignants-chercheurs à l’arbitraire des décisions des présidents d’université. Autonomie qu’une «charte nationale» censée moraliser ces modulations - à ce jour une vague promesse -ne pourra garantir. Votre politique encourage le recours massif à des personnels précaires dont le nombre ne cesse d’augmenter, remettant ainsi en cause leur indépendance à l’égard des pouvoirs économiques et politiques et détournant de nombreux jeunes de nos métiers. A ce titre, elle est dangereuse, injuste et inefficace.
Non, Madame la ministre, et vous le savez, ce refus ne vient pas d’une minorité d’extrémistes. Il n’émane pas d’un personnel mal informé ou manipulé, pas plus qu’il ne s’agisse d’un refus partisan. La colère monte chaque jour davantage au sein de la communauté universitaire. Partout manifestations et assemblées générales se multiplient, des pétitions sont massivement signées et surtout phénomène exceptionnel dans notre milieu, l’un après l’autre les départements votent la grève : refus de rendre les notes, de tenir les jurys et même de démarrer les cours du second semestre. Les conseils centraux des universités, le Bureau de la conférence des présidents d’université et les trois quarts des membres de la conférence du Conseil national des universités ont eux aussi demandé le retrait de cette réforme !
Il ne s’agit pas là de réflexes corporatistes. Nous nous battons pour des valeurs. Celles de la connaissance, que vous revendiquez aujourd’hui et que pourtant vous n’avez cessé de mettre à mal. Pour la réussite de nos étudiants. Pour nos futurs collègues. Et chercher à nous faire taire, en reculant sur des points mineurs sans rien céder de l’essentiel ne résoudra pas la crise.
Nous vous demandons de retirer ce projet ! Nous demandons un moratoire sur les réformes dans la recherche et l’université afin qu’une réflexion soit menée sur l’ensemble du dispositif de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec tous les personnels et les étudiants, leurs élus et leurs instances représentatives, afin de remettre en son cœur leurs finalités premières : la création et la diffusion de connaissances nouvelles.
Isabelle This Saint-Jean professeur à l’université Paris-XIII, présidente de Sauvons la recherche.
Libération, 27/01/2009
mardi 27 janvier 2009
V. Pécresse contre les enseignants chercheurs
Ce que je veux dire aux enseignants-chercheurs
Al’heure où l’université française avance et se réforme d’une manière inédite, il est indispensable de garder à l’esprit ce qui fonde l’Universitas : des femmes et des hommes, qui ensemble, engagent leur savoir et leur passion au service des étudiants. Chercher et enseigner, chercher pour enseigner : les deux missions des universitaires sont conjointement constitutives de l’université du XXIe siècle dont le défi est de faire de la connaissance non seulement un instrument d’émancipation et d’insertion de nos jeunes, mais aussi l’arme de la victoire de notre pays dans la bataille mondiale de l’intelligence.
Alors c’est vrai, nous demandons beaucoup aux enseignants-chercheurs… et la reconnaissance de l’Etat se devait d’être à la hauteur de la tâche. C’est chose faite. Les jeunes maîtres de conférences verront, en 2009, leur salaire revalorisé entre 12 % et 25 %, les carrières seront accélérées à la fois par le doublement des taux de promotion d’ici à 2011 et une grille de rémunération plus favorable, la prime de recherche, comme celle de responsabilité pédagogique, pourra atteindre jusqu’à 15 000 euros par an. Voilà un premier gage de confiance que les enseignants-chercheurs ont trop longtemps attendu. Mais ce qu’ils attendaient plus encore, c’était davantage de liberté : la liberté de concrétiser leurs projets pédagogiques et scientifiques. Une liberté qui elle, n’a pas de prix, mais une condition : la responsabilité que porte l’université de conduire à la fois une recherche et un enseignement de qualité.
Et là aussi, après une large concertation avec l’ensemble de la communauté universitaire, le gouvernement a fait le pari de la confiance. La loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités de 2007 donne à l’université l’autonomie qu’elle réclamait. L’autonomie, c’est la possibilité pour le conseil d’administration de chaque université de conduire un véritable projet d’établissement. Or une politique scientifique et de formation cohérente implique une capacité de recrutement libérée des pesanteurs administratives et pour l’ensemble des enseignants-chercheurs de l’établissement une capacité d’initiative plus grande, ouverte aux enjeux sociaux, économiques et culturels du monde d’aujourd’hui. Encore faut-il que ces derniers puissent faire valoir la diversité de leurs compétences et être reconnus pour chacune d’entre elles : enseignement et recherche bien sûr, mais aussi direction d’équipe ou d’UFR, formation à distance, encadrement de stages…
C’est pour prendre en compte cette diversité que le gouvernement a décidé de réformer le décret qui régit le statut des enseignants-chercheurs en permettant la modulation de leur service en fonction de leur dossier d’évaluation établi tous les quatre ans par le Conseil national des universités (CNU) et dans le cadre d’une charte nationale de la modulation qui sera annexée au contrat de chaque établissement. Pouvoir libérer du temps de recherche à des moments décisifs de leur parcours professionnel est une opportunité dont les enseignants-chercheurs français ont besoin. Leur recherche en sera vivifiée et la qualité des savoirs transmis à nos étudiants améliorée. Les enseignants-chercheurs qui, pour une durée déterminée, s’investiront davantage dans des activités pédagogiques ou administratives, pourront, eux, bénéficier de primes de responsabilité pédagogique significatives et de la reconnaissance du service rendu à l’université par des possibilités nouvelles de promotion.
Car il appartient désormais aux conseils d’administration des universités d’assurer la promotion de l’ensemble des enseignants-chercheurs de l’établissement contre 50 % d’entre eux aujourd’hui. C’est une condition indispensable à une gestion des ressources humaines qui tient mieux compte à la fois de la qualité professionnelle et des attentes de chacun. Alors, j’ai entendu les interrogations ou les craintes qui s’expriment, celles du «localisme» ou de sous représentation de certaines disciplines. C’est pourquoi, j’ai tenu à ce que les promotions décidées par les conseils d’administration se fassent dans la plus complète transparence. Ainsi, leurs décisions devront être systématiquement motivées et les enseignants-chercheurs classés par le CNU et non promus par leur université pourront faire valoir leur dossier de promotion auprès d’une instance nationale de réexamen.
Nous prenons toutes les garanties pour qu’une nouvelle éthique fonde l’autonomie gagnée par la communauté universitaire dans la conduite de son propre destin. Les enseignants-chercheurs sont les principaux garants d’une université qui rayonne et remplit l’ensemble de ses missions de service public. «Professer, c’est s’engager», écrivait Jacques Derrida dans l’Université sans condition. L’heure est venue de reconnaître pleinement cet engagement à la fois individuel et collectif, de faire confiance à l’université et aux universitaires.
Valérie Pécresse ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Libération, 27/01/2009
Al’heure où l’université française avance et se réforme d’une manière inédite, il est indispensable de garder à l’esprit ce qui fonde l’Universitas : des femmes et des hommes, qui ensemble, engagent leur savoir et leur passion au service des étudiants. Chercher et enseigner, chercher pour enseigner : les deux missions des universitaires sont conjointement constitutives de l’université du XXIe siècle dont le défi est de faire de la connaissance non seulement un instrument d’émancipation et d’insertion de nos jeunes, mais aussi l’arme de la victoire de notre pays dans la bataille mondiale de l’intelligence.
Alors c’est vrai, nous demandons beaucoup aux enseignants-chercheurs… et la reconnaissance de l’Etat se devait d’être à la hauteur de la tâche. C’est chose faite. Les jeunes maîtres de conférences verront, en 2009, leur salaire revalorisé entre 12 % et 25 %, les carrières seront accélérées à la fois par le doublement des taux de promotion d’ici à 2011 et une grille de rémunération plus favorable, la prime de recherche, comme celle de responsabilité pédagogique, pourra atteindre jusqu’à 15 000 euros par an. Voilà un premier gage de confiance que les enseignants-chercheurs ont trop longtemps attendu. Mais ce qu’ils attendaient plus encore, c’était davantage de liberté : la liberté de concrétiser leurs projets pédagogiques et scientifiques. Une liberté qui elle, n’a pas de prix, mais une condition : la responsabilité que porte l’université de conduire à la fois une recherche et un enseignement de qualité.
Et là aussi, après une large concertation avec l’ensemble de la communauté universitaire, le gouvernement a fait le pari de la confiance. La loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités de 2007 donne à l’université l’autonomie qu’elle réclamait. L’autonomie, c’est la possibilité pour le conseil d’administration de chaque université de conduire un véritable projet d’établissement. Or une politique scientifique et de formation cohérente implique une capacité de recrutement libérée des pesanteurs administratives et pour l’ensemble des enseignants-chercheurs de l’établissement une capacité d’initiative plus grande, ouverte aux enjeux sociaux, économiques et culturels du monde d’aujourd’hui. Encore faut-il que ces derniers puissent faire valoir la diversité de leurs compétences et être reconnus pour chacune d’entre elles : enseignement et recherche bien sûr, mais aussi direction d’équipe ou d’UFR, formation à distance, encadrement de stages…
C’est pour prendre en compte cette diversité que le gouvernement a décidé de réformer le décret qui régit le statut des enseignants-chercheurs en permettant la modulation de leur service en fonction de leur dossier d’évaluation établi tous les quatre ans par le Conseil national des universités (CNU) et dans le cadre d’une charte nationale de la modulation qui sera annexée au contrat de chaque établissement. Pouvoir libérer du temps de recherche à des moments décisifs de leur parcours professionnel est une opportunité dont les enseignants-chercheurs français ont besoin. Leur recherche en sera vivifiée et la qualité des savoirs transmis à nos étudiants améliorée. Les enseignants-chercheurs qui, pour une durée déterminée, s’investiront davantage dans des activités pédagogiques ou administratives, pourront, eux, bénéficier de primes de responsabilité pédagogique significatives et de la reconnaissance du service rendu à l’université par des possibilités nouvelles de promotion.
Car il appartient désormais aux conseils d’administration des universités d’assurer la promotion de l’ensemble des enseignants-chercheurs de l’établissement contre 50 % d’entre eux aujourd’hui. C’est une condition indispensable à une gestion des ressources humaines qui tient mieux compte à la fois de la qualité professionnelle et des attentes de chacun. Alors, j’ai entendu les interrogations ou les craintes qui s’expriment, celles du «localisme» ou de sous représentation de certaines disciplines. C’est pourquoi, j’ai tenu à ce que les promotions décidées par les conseils d’administration se fassent dans la plus complète transparence. Ainsi, leurs décisions devront être systématiquement motivées et les enseignants-chercheurs classés par le CNU et non promus par leur université pourront faire valoir leur dossier de promotion auprès d’une instance nationale de réexamen.
Nous prenons toutes les garanties pour qu’une nouvelle éthique fonde l’autonomie gagnée par la communauté universitaire dans la conduite de son propre destin. Les enseignants-chercheurs sont les principaux garants d’une université qui rayonne et remplit l’ensemble de ses missions de service public. «Professer, c’est s’engager», écrivait Jacques Derrida dans l’Université sans condition. L’heure est venue de reconnaître pleinement cet engagement à la fois individuel et collectif, de faire confiance à l’université et aux universitaires.
Valérie Pécresse ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Libération, 27/01/2009
Ouverture d'un cours supplémentaire de Grands Débutants 1 au second semestre
Le premier cours Grands débutants I, est depuis la semaine dernière, complet (inscriptions informatiques plus possibles).
Le département d’études italiennes souhaite donc mettre en place
un second cours de niveau Grands débutants 1,
destiné aux étudiants qui n’ont jamais parlé la langue italienne.
Les étudiants souhaitant y participer, pourront s’y préinscrire dès le lundi 02 février, 10 heures au secrétariat –bureau B201- ou au mail suivant : laurence.bhiki@univ-paris8.fr
Le jour et l’horaire du cours sont à définir et seront communiqués prochainement.
L’effectif prévisionnel est de 30 étudiants.
Le département d’études italiennes souhaite donc mettre en place
un second cours de niveau Grands débutants 1,
destiné aux étudiants qui n’ont jamais parlé la langue italienne.
Les étudiants souhaitant y participer, pourront s’y préinscrire dès le lundi 02 février, 10 heures au secrétariat –bureau B201- ou au mail suivant : laurence.bhiki@univ-paris8.fr
Le jour et l’horaire du cours sont à définir et seront communiqués prochainement.
L’effectif prévisionnel est de 30 étudiants.
Inscription à :
Articles (Atom)